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Chapitre o6 ----- > souvenirs douloureux...

Chapitre o6 ----- > souvenirs douloureux...
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PDV | Aly




Ca fait presque deux heures que je suis dans les cartons. Le truc bien avec les déménagements, c'est que ça permet de faire un grand tri et de rappeler des souvenirs. J'emballe les cadeaux que Maryon m'a offert pour mon anniversaire. Je suis tombé sur une boite métallique remplie de photos. Ça fait bien trois ans que je ne l'ai plus ouverte. J'y rajoutais juste des photos au fur et à mesure. Ça fait deux heures que je trie, que j'emballe et que je scotche. J'en suis à douze cartons. A force d'être trimballé de pays en pays, je commence à être une experte en déménagements rapides. Je peux m'accorder une petite pause bien méritée et me remémorer des souvenirs.
Je prends la boite et je m'installe sur mon lit. J'enlève le couvercle et le première photo me fait sourire: Toute ma bande d'amis français et moi couverts de chantilly, de nutella avec des bouteilles de fanta à moitié vide étant donné que l'autre moitié était sur nous en train de faire des têtes d'otistes et de trisomiques. En regardant bien cette photo, je me suis rappelé cette soirée bien arrosée où on a fini à courir nus dans la rue en criant comme des fous. A cette pensée, j'éclate de rire. Je passe aux photos suivantes; Maryon et moi, Kelly et moi, Chiaki et moi, Luka, Jason, Bryan habillé en porte-jarretelles et Tif' et moi à côté en gros baggy et T-shirt XXL. Ensuite les photos de famille, ma grand-mère me tenant dans ses bras, mes cousins et moi. Et là, je vois une photo qui me pince le coeur, mon ex, Tom, et moi. J'ai pas envie de me souvenir de cette partie de ma vie alors je passe à la photo suivante. A sa vue, mes yeux se brouillent: ma mère et moi, enlacées. Une larme s'échappe de mes yeux sans que je le veuille, elle court sur mes jours suivie d'une autre... Je regarde cette photo et bientôt les souvenirs envahissent ma tête... Cette journée à la mer, rien que du soleil, du sable et de la bonne humeur, une journée remplie d'amour. On a voulu immortaliser ce moment pour avoir l'impression de le revivre à chaque fois qu'on voit cette photo. Et ça marche, à cet instant, j'ai l'impression qu'elle est près de moi. Ça fait pourtant trois ans qu'elle nous a quitté mais je peux encore sentir son odeur avant de m'endormir le soir. Mes yeux se posent sur la photo. Je donnerai tous ce que je possède, et même ce que je n'ai pas je le donnerai pour pouvoir la serrer dans mes bras rien qu'une fois. Pouvoir m'enivrer de son odeur encore une fois, pour lui dire une dernière fois que je l'aime, pour qu'elle n'en doute pas, pour qu'elle sache que je ne l'oublie pas et qu'elle me manque à chaque moment, qu'elle me manquera éternellement...
Je n'ai pas la force de continuer cette séance photo. Je continuerai les cartons demain. J'ai besoin de prendre l'air. Je descends en prenant soin que mon père ne puisse pas voir mes yeux gonflés de chagrin.


Moi: Papa, je vais faire un tour.
Papa: D'accord. Prend ton portable au cas où.
Moi: A tout à l'heure...


Je sors de la maison et je me dirige vers le parc, je m'installe au pied de mon peuplier, celui qui a connu et surmonter avec moi tous mes coups durs ou de blues... Je m'assoupis peu à peu...
Je me réveille... Ah 20h quand même. Je décide de rentrer. Arrivé chez moi, je dis à mon père que j'ai déjà manger et je monte directement dans ma chambre prétextant une migraine.
Arrivée dans ma chambre, j'attrape ma guitare, mon Mp3 et je me dirige vers le grenier. Je monte sur le toit et je regarde le coucher de soleil accompagné de quelques accords. Quand les premières étoilent montrent le bout de leur nez, je m'allonge sur le toit et enfonce mon Mp3 dans mes oreilles. Je met "le grand secret" d'Indochine en boucle et je fixe les étoiles en me demandant si ma mère ést l'une d'entre elles...
Une grande partie de la nuit est passé sans que je ne me rende compte de l'heure qu'il est.
* La vérité, c'est que depuis qu'elle est partie, je suis morte de l'interieur, elle a enfermer mon coeur en enfer et elle seule a la clé... je ne sais plus, je ne peux plus, je ne veux plus aimer... elle seule peut réparer mon petit coeur en sang... elle me manque tant... Maman... pourquoi..? *
Sentant mes paupières devenir lourdes, je décide de prendre congé des étoiles et d'aller retrouver mon lit.
Une fois dans ma chambre, je regarde l'heure tardive avant de m'effondrer comme une masse sur mon lit sans prendre la peine de me changer.
Les deux jours qui suivent sont épargnés de coups de blues. Avec mon père, on a quasiment fini d'emballer la maison. Il ne reste que le plus gros du mobilier. Mes affaires sont prêtes et je suis sur le point d'aller chez Maryon.
J'embrasse mon père et ma moto, ils vont tous les deux me manquer. Et je sors avec mon sac, je m'arrête à 5 mètres de la maison, et je regarde avec nostalgie ce qui ne sera bientôt plus qu'un souvenir...


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# Posté le dimanche 17 juin 2007 21:13
Modifié le samedi 28 février 2009 15:41

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