Chapitre 7o ----- > Que le spectacle commence...

Chapitre 7o ----- > Que le spectacle commence...
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P.D.V | Aly




Je ne comprenais rien. Qu'est-ce qu'il faisaient tous là ? Pourquoi ma cousine leur avait-elle envoyé un texto de ma part ? Mais ce qui me faisait le plus bizarre, c'était de voir que tous étaient venu, alors que je n'avais pas été forcément facile à vivre ces derniers temps :



Didine: Bon, maintenant que tout le monde est là, je veux voir tout le monde dans la salle à manger.
Andreas: Perso, je ne vois pas pourquoi je suis là.
Tom: Moi non plus.



Je vis Didine s'approcher d'eux, je ne savais pas pourquoi, je sentais que personne n'allait être épargné :



Didine: Okay, alors c'est simple, vous êtes là parce que vos histoire de cul à la con ont, entre autre, amenées ma cousine à finir à l'hôpital. Ma cousine, à MOI. Alors franchement, que vous ayez ou pas envie d'être là, j'en ai vraiment rien à foutre. Bouger vos culs d'ange en direction de la salle à manger, posez-les, moi je vais chercher à boire, compris ?



Je retins un sourire quand je vis les mecs, qui devaient bien faire une tête et demi de plus que ma cousine, lui obéir, la queue sous le bras. Tous obéirent, sauf moi :



Moi: Didine, c'est quoi ce plan ?
Didine: T'as un cul d'ange, alors même tarif que les autres.



Elle pointa la salle à manger du doigt et se dirigea vers la cuisine. Je rejoignis les autres dans la salle à manger. La disposition était... Hum. Les deux G s'étant assis en premier avaient pris les deux fauteuils. Bill, le pouf, ce qui laissait Andreas et Tom de chaque côté du canapé. Si j'avais été extérieure à toute cette histoire, je pense que j'aurais explosé de rire en voyant Sosow n'ayant pas d'autre choix que de s'installer entre ces deux-là. Pour ma part, j'avais ma place avec mon repose-pied. Tout le monde semblait trouver ses chaussures particulièrement intéressantes, et un silence pesant s'était installé.




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P.D.V | Didine




Aly rejoignit les autres dans la salle à manger. Je me dirigeai vers la cuisine, et je sortis des canettes de coca que je mis sur un plateau. Je ne savais pas trop comment j'allais engager la conversation, mais mon intuition me disait qu'une fois que ce serait parti, j'aurais du mal à les arrêter. Bizarrement, j'avais hâte. Je pris le plateau et je me dirigeai à présent vers le futur tribunal. J'arrivai dans la salle à manger avec l'impression que le silence était en train d'absorber tout l'oxygène de la pièce. Je posai le plateau sur la table, pris les canettes une à une, et les lançai à tout le monde. Une fois tout le monde servi, je pris une chaise, je m'assis, je croisai les jambes et j'ouvrai ma canette. Ils avaient tous les yeux rivés sur moi. Je bus une gorgée, tranquillement. Je sortis mon portable, regardai l'heure, puis le rangeai. Je bus une autre gorgée, et je les regardai, comme eux me regardaient :



Moi: Vous savez, j'ai tout mon temps.
Tom: Qu'est-ce que tu veux au juste ?
Moi: Oh, moi ? Rien. Ce n'est pas moi qui suis en conflit avec quelqu'un dans cette pièce. Je n'en veux à personne, je n'ai fait de sales coups à personne, personne ne m'en a fait. Tous mes amis se portent bien, c'est pas moi qui suis sur le point de perdre une amitié, ou un amour, Si ?



Tous baissèrent la tête, sauf les deux G, qui eux étaient à la fois anxieux et impatients:



Moi: C'est simple, je ne me suis pas tapé le voyage pour à l'arrivée voir un champs de ranc½urs et de regrets de choses qu'on a faites, qu'on aurait pas du, ou de choses qu'on aurait du faire mais qu'on a pas fait. Alors tant que personne ne dis ce qu'il a à dire, personne ne sort de cette pièce, même pas pour aller aux toilettes.
Andreas: Si on a envie de partir, tu comptes faire quoi ?
Moi: Si t'avais voulu partir, tu l'aurais déjà fait.



Le silence se réinstalla. Je sirotai mon coca tranquillement :



Gustav: Je pense qu'elle a raison, cette situation est invivable, on formait une bonne bande.
Andreas: T'as qu'à dire ça à celui qui saute les copines des potes.



Sosow baissa la tête, et Tom répliqua :



Tom: Genre c'est moi le seul connard dans l'histoire.
Andreas: Ah, parce que je me suis envoyé ta nana dernièrement, bizarre, j'en ai pas le souvenir.
Tom: Confond pas tout, tu veux !
Andreas: Tu te fous de la gueule de qui là ?!
Sosow: Andy, écoute...
Andreas: NON ! Toi et lui, vous êtes une sacré bande d'enfoirés !
Tom: T'es pas si innocent que ça, alors t'es mal placé pour blâmer les autres !
Andreas: Tu te fous de moi, c'est ma copine que tu t'es tapé ! T'as aucun respect pour les autres, tu fais même des paris sur la copine de ton frère !
Bill: Vous me mêlez pas à vos conneries okay !
Aly: Pourtant, tu y a bien participé à cette connerie que je sâche...
Bill: Mais ça n'a rien à voir avec leurs histoires !
Aly: Non, c'est vrai, c'est pas Tom qui s'est foutu de la gueule d'Andreas, c'est toi qui t'es foutu de la mienne !
Bill: Mais non ! Ce pari, c'est de la merde, c'était il y a longtemps !
Aly: Désolé, le délai de prescription n'est pas passé !
Sosow: Bill, elle a pas tort, ça se fait pas.
Bill: Je rêve, et c'est madame je me tape deux mecs qui vient me faire la morale !
Andreas: J'avoue, t'es pas très bien placée !
Tom: Parce que toi oui peut-être ?!



Le ton montait sérieusement, enfin, on y était. Je restais lovée dans mon siège, à les entendre se crier mutuellement dessus, bientôt, j'allais rentré en scène, je laissais juste les figurants profiter du spectacle...



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# Posté le mercredi 23 avril 2008 09:32

Modifié le vendredi 19 septembre 2008 15:55

Chapitre 71 ----- > Mettons le blâme où il devrait être...

Chapitre 71 ----- > Mettons le blâme où il devrait être...
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PDV | Didine





Les esprits s'échauffaient de plus en plus, ils en arrivaient presque à s'affronter physiquement. Je n'avais jamais vu autant de ranc½urs au sein d'une bande de personnes se disant amis. Ça faisait peine à voir, autant de relations basées sur des faux-semblants. Et malgré toutes ces prises de têtes puériles ou non, ils s'aimaient, c'était aussi inévitable que le soleil se lève à l'est tous les matins. Je ne pouvais pas laisser faire ça. Je ne pouvais pas laisser les vieilles rancunes briser cela, surtout si ma cousine devait en pâtir. Je décidai d'entrer en action, d'immiscer ma voix dans ce bordel :



Moi: Bon je...
Tom: Un vrai ami n'aurait pas menti !
Andreas: Un vrai ami n'aurait jamais couché avec la copine de...
Moi: OOOOOOOOOOHHHHHH !



Le silence fut instantané :



Moi: C'est bon, tout le monde a assez insulté celui à qui il en veut ?



Ce ne fut que pure rhétorique car je n'attendais nulle réponse :



Moi: Bien, alors maintenant, si on réglait les problèmes ?



Le silence se fit plus pesant :



Moi: A moins que vous ne vouliez que vos chemins à tous se séparent de cette manière, à votre guise.



Je vis quelques têtes se baisser :



Moi: C'est bien ce que je pensais, des rancunes superficielles. Commençons pas le tombeur de ces dames...



Tout le monde se tourna vers Tom qui me jeta un regard noir auquel je répondis de mon plus beau sourire :



Moi: Ce que tu as fait, c'est vraiment un coup bas.
Andreas: C'est le moins qu'on puisse dire...
Moi: Toi ferme-la, parce que franchement, tu ne vaut pas mieux. Et puis n'as-tu jamais flirté avec la copine d'un pote, ou même eu envie de plus ?



Il se tut immédiatement. Tom ricana dans sa barbe :



Moi: Tu trouves qu'il y a quelque chose de drôle peut-être le dreadeux ?
Tom: Il ne récolte que ce qu'il a semé.
Moi: C'est vrai que tu t'y connais en semence hein ? Certes, il t'a menti. Et toi, tu es un modèle de franchise peut-être ?
Tom: Non mais...
Moi: Non mais rien, comme si tu n'avais jamais menti pour obtenir l'affection ou le cul d'une nana qui te branchait ?
Tom: C'est pas pareil.
Moi: Et quand bien même, tu t'es envoyé sa nana avant même d'avoir su qu'il t'avait menti, alors tu crois vraiment avoir encore quelque chose à lui reprocher, tu crois vraiment qu'il te doit quelque chose ou le contraire ?



Il ne dit rien à son tour :



Moi: Je me disais aussi... Ce qui nous ramène à Mademoiselle je m'envoie deux mecs super Sex. Ce n'est pas une périphrase pour salope, je te rassure, c'est dit avec le plus grand respect. C'est vrai que quand on voit ces deux bombes, on ne sait pas comment choisir.



Elle me regardait dans les yeux, cherchant où je l'emmenais :



Moi: De ce que j'ai compris, tu as toujours craqué sur Tom, c'est ça ?



Je vis Andreas se tasser sur lui-même, cette idée lui était douloureuse :



Sosow': Oui.
Moi: Mais pourtant, tu es ? Étais ? Es ? enfin bref, avec Andréas ?
Sosow': Oui.
Moi: Est-ce que tu l'aimes ? Ou l'as aimé ?
Sosow': Oui.
Moi: Mais pas assez pour ne pas craquer devant Tom ?
Sosow': C'est pas ça.
Moi: Ça y ressemble pourtant.
Sosow': ...
Moi: Tu reproches à Andreas de t'avoir menti. Mais tu as fait la même chose, en pire. Et puis te reproches d'un autre côté à Tom d'avoir couché avec toi pour se venger d'Andreas, sauf qu'à la base, il ne savait même pas qu'il y avait matière à vengeance. La vérité, c'est que tu n'as pas plus de scrupules que ces deux-là. Tu crois vraiment pouvoir leur reprocher quelque chose alors que tu t'es montré au moins aussi insensible qu'eux ?



A son tour de ne plus rien dire et de se sentir honteuse :



Moi: Je crois que j'ai donné matière à réfléchir à notre trio amoureux, concentrons-nous maintenant, sur la boiteuse et l'andro.



Je vis Sosow' et Andreas se jeter un bref regard avant de se détourner vers ma cousine et Bill :



Moi: J...
Aly (me coupant en français): Didine, tout ça ne te regarde pas.



Je la regardai de travers :



Moi (f): Pas faux, mais entre te voir sombrer et jouer les intruses dans ta relation, devine ce que je choisis ?
Aly (f): Si tu t'occupais de toi et moi de moi ?
Moi (f): Non, j'ai pas fait 600 bornes à blanc.
Aly (f): Didine...
Moi (f): Non, déteste-moi si tu veux mais je te promet que la discussion aura lieu.



J'étais prête à parier que son tempérament allait la pousser à se lever et à quitter la pièce, mais elle n'en fit rien et se résigna, cela m'inquiétais, j'étais prête à livrer une bataille pour la retenir, et elle déposait les armes. Bon, improvisons :



Moi: Bien, alors mettons les choses au clair.



Je vis Bill se préparer à encaisser un torrent d'injures et de reproches de la part d'Aly, comme tout le monde dans cette pièce, moi comprise, mais elle ne dit rien :



Moi: Euh Aly ?
Aly: Mmh ?
Moi: Euh...



Elle me prit au dépourvu :



Moi: Tu n'as rien à dire à Bill ?



Je vis Bill se tourner, légèrement apeuré, saint d'esprit ce môme :



Aly: Qu'est-ce que tu veux que je lui dise ?
Moi: Euh...



Je regardais les autres, aussi déstabilisé que moi :



Moi: Euh, j'en sais rien moi, que tu lui en veux ? Que c'est dégueulasse d'avoir jouer avec tes sentiments ? Que ce n'est qu'un sale con ? T'as le choix.
Aly: Je pourrais.
Moi: Ben fais-le, ou fait autre chose, j'en sais rien moi.



Je ne comprennais pas le réaction de ma cousine, elle si nerveuse, si impulsive, si racunière quand on la blessait, si caractère de con :



Aly: L'insulter parce qu'il a fait un pari à la con ? Que ce qui n'en ont jamais fait dans cette pièce lève la main.



Personne ne réagit et tous les regards se tournèrent vers Aly, apparament surpris eux-aussi de sa réaction :



Aly: Je suis mal placée pour lui faire la morale, moi qui n'ai jamais pu refuser un pari.



Les regards s'écarquillaient, le mien se posa sur Bill, il avait l'air perdu, abassourdi, mais je pouvais voir qu'une lueur d'espoir animait son regard :



Moi: Euh, tu m'égares-là... Je croyais que...
Aly: Je sais ce que tu croyais, je le croyais aussi, mais en relativisant un minimum, il y a plus grave, non ? Si je commence à en vouloir aux gens pour si peu, je vais finir aigrie avant l'âge.



Elle s'autorisa un sourire en coin, qui ne désamorça pas pour autant la lourde ambiance qui régnait :



Moi: Euh... D'accord... Euh, Bill, tu as un truc à dire ou ?



Celui-ci secoua la tête en guise de dénagation, le regard toujours rivée sur Aly :



Moi: Bon, ben je crois qu'on a fini, je vous libère, chacun peu rentrer chez soi ou se jeter d'un pont.



Des regards s'échangeaient. Gustav se leva le premier :



Gus: Ce fut très instructif, je m'attendais à plus de sang, mais bon.



Georg rit et se leva à son tour, suivi de Sosow', d'Andreas et de Tom :



Georg: On te dépose Sow' ?
Sosow': Oui, c'est gen...
Andreas: Non, je m'en charge Georg, enfin, si tu es d'accord ?
Sosow': Euh...
Andreas: Ca nous donnera l'occasion de parler.
Sosow: D'accord.



Je vis Andreas jeter un regard à Tom et une sorte de message sembla passer entre eux :



Tom: Bon, moi je vais rentrer.
Gus: Tu veux pas venir à la maison, on se fait une partie de play ?
Tom: bonne idée, ca fait longtemps que je n'ai pas mis sa féssée à georg, je suis sure que ça lui manque.
Georg: Ne crie pas victoire trop vite jeune Padawan.


Tom et Gustav explosèrent de rire. Tous les cinq se dirigèrent vers la porte, je les y accompagnai, ravie de voir que les choses semblaient s'être un peu arrangées, sans doute faudrait-il un peu de temps pour que les tensions s'évaporent, mais c'était déjà plus vivable :



Moi: Prudents sur la route, vous avez vu ce que ça donne.



Ils sourirent et chacun partit de son côté. Quant à moi, je retournai dans la salle à manger où les deux autres n'avaient pas bougé :



Moi: Bon, je crois que je vais aller bricoler ta moto Aly, ça ne lui fera pas de mal vu que sa conductrice la maltraite.



Ma manière de leur laisser un peu d'intimité...




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PDV | Bill





Adeline quitta la pièce, nous laissant seuls Aly et moi. Je ne savais pas trop quoi dire, quoi faire. Sa réaction m'avait déstabilisée, je m'était préparé à être insulté, même frappé, mais pas à cette passivité :



Moi: Euh... Je...



Elle tourna sa tête vers moi, ses yeux n'étaient pas hostiles :



Moi: Je suis désolé.



C'était la seule phrase cohérente que j'étais capabe de prononcer. Elle sourit en coin, légèrement :



Aly: Je sais, tu m'as répété cette phrase tellement de fois.



De l'humour ! Elle faisait de l'humour :



Moi: Je sais mais j'ai vraiment été un sale con d'avoir...



Elle me coupa :



Aly: Oui, tu as été un sale con insensible, mais tu ne mérites pas le bûcher pour autant. tu ne vas pas te flageler jusqu'à la fin de ta vie.



Je restai couac. Se pouvait-il qu'elle m'ait pardonné ?



Moi: Je... ne comprends pas.
Aly: Je sais que tu t'en veux pour toute cette histoire, pour l'accident et tout ça, et je sais ce que c'est que de se sentir responsable d'un accident, et tu ne mérites pas de te sentir si coupable pour une histoire pareille.



Elle m'adressa un sourire vrai, sans rancune. Elle était si belle en cet instant que je ne pus m'empêcher d'approcher mes lèvres des siennes...




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PDV | Aly





Je le vis se rapprocher de moi et me reculai instantanément, cherchant mes béquilles pour me relever. Je le vis s'arrêter et me regarder, perdu :



Moi: Ne fais pas ça.
Bill: Mais...



Il se leva à son tour :



Bill: Je croyais que tu me pardonnais.
Moi: C'est le cas.



Je le pardonnais, mais cela ne voulait pas dire pour autant que nous étions redevennu un couple. Il m'avait blessé, de la pire manière qui soit, il avait perdu tout ma confiance, et je ne pouvais m'engager dans une relation dépourvue de confiance, une relation qui m'avait fait souffrir :



Bill: Mais...
Moi: Comprends-moi Bill, le fait que je ne t'en veuille pas ne veux pas dire pour autant que j'ai de nouveau confiance en toi.



La douleur qui passa dans ses yeux me retourna les entrailles :



Bill: Tu peux avoir confiance, cette histoire était un mal entendu, jamais je n'ai voulu te faire souffrir.
Moi: Mais c'est pourtant ce que tu as fait, même si ce n'est pas ce que tu voulais.
Bill: Mais ça ne peux pas se finir comme ça.
Moi: Ca vaut mieux.
Bill: Mais je t'aime, et je sais que tu m'aimes aussi, tu ne me tromperas pas sur ça !



Son ton montait, refletant sa frustration :



Moi: Oui, on s'aime, et regarde où ça nous a mené. Moi à l'hopital et toi en déprime.
Bill: Mais...
Moi: C'est comme ça Bill, il y a des gens qui ne doivent pas être ensemble, c'est juste la fatalité.
Bill: La fatalité ?!



La douleur de ses yeux laissa place à la fureur...




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PDV | Bill





La fatalité ?! Comment pouvait-elle dire ça ? Elle m'aimait, je le savais, je le voyais, et elle savait que je l'aimais aussi ! Comment pouvait-elle nous infliger ça ? Evidement que j'avais foiré, mais comment pouvait-elle mettre fin à cet amour de manière aussi calme ?



Aly: On n'était juste pas fait pour être ensemble, il faut se faire une raison.
Moi: Une raison ?!



Pas fait pour être ensemble ?! En avait-elle encore beaucoup des conneries pareilles en stock ?



Moi: Qu'est-ce que tu racontes ?!
Aly: Rappelle-toi comment c'était avant ? J'aimerais que ça redevienne simple, du temps où on s'amusait. Ce serait beaucoup mieux pour tout le monde si on restait...



Non ! Si elle disait "amis", je... :



Aly: ... Amis.



Ce fut comme un coup de poing, en plein dans l'estomac, à vous en couper le souffle. La fille que j'aimais ne voulais plus d'amour. Se relève-t-on de ça ? Je ne pouvais rien lui répondre. J'avais juste assez de force pour me diriger vers la sortie. Je ne me retournai pas mais entendis sa voix essayer de me retenir :



Aly: Bill, je t'en prie...



Je me retournai :



Moi: Non, Aly, moi je t'en prie...




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PDV | Aly







Il se retourna et se dirigea vers la porte, je ne pouvais pas le laisser partir ainsi, j'avais besoin de lui dans ma vie, pas de la manière qu'il voulait, mais j'en avais besoin :



Moi: Bill, je t'en prie...



Son regard croisa le mien. Il souffrait, je pouvais le voir, mais qu'y pouvais-je ? Cette situation était inextricable. Il me regarda, suppliant :



Bill: Non, Aly, moi je t'en prie...



Ses mots brulèrent d'une trop grande ferveur, je me sentis vasciller en regardant la porte se fermer derrière lui...


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# Posté le vendredi 19 septembre 2008 15:54

Modifié le jeudi 14 mai 2009 12:59

Chapitre 72 ----- > Amis, amis ? Quelle belle connerie !...

Chapitre 72 ----- > Amis, amis ? Quelle belle connerie !...
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PDV | Aly





Ma cousine me déposa devant le lycée, je l'embrassai et sortis de la voiture, mes fidèles béquilles au rendez-vous. Je boitai jusque devant le portail et m'arrêtai sur le petit mur le bordant. J'allumai une cigarette cherchant des yeux Bill. Je vis Tom entrer dans l'enceinte du lycée avec quelques amis à lui, mais pas Bill. Je vis également Andreas avec Sosow', ils ne se tenaient pas par la main, mais il me semblait qu'ils s'étaient plus ou moins réconscilliés. Je l'appellai et il vint à ma rencontre disant à Sosow' qu'ils se voyaient pendant la pause :



Andreas: Salut Aly.
Moi: Salut, tu vas bien ?
Andreas: Oui, et toi ?
Moi: Oui, à part que je commence à saturer des béquilles...
Andreas: T'en as pour combien de temps ?
Moi: Encore un peu plus d'un mois.
Andreas: La chance ^^
Moi: M'en parle pas...



Il sourit :



Andreas: Tu veux que je te porte pour aller en cours ?
Moi: Très drôle ! T'inquiètes pas pour moi, je suis née avec des plâtres.
Andreas: Ca ne m'étonne même pas ^^



J'étais ravie de voir que nos relations à tous semblaient redevenir "normales". Enfin presque :



Moi: Tu n'es pas aller chercher les jumeaux ce matin ?
Andreas: Si, mais je n'ai conduit que Tom, Bill a préféré marcher.



Il haussa les épaules mais je savais qu'il brulait de savoir ce qu'on s'était dit :



Moi: Ah ? Pas son style d'aimer faire de l'exercice ^^
Andreas: N'est-ce pas ^^



Je changeai de sujet, ne voulant pas subir d'interrogatoire :



Moi: Alors entre Tom et toi ?
Andreas: Ben, ça va mieux, je pense que l'un comme l'autre, on a envie d'oublier cette histoire.
Moi: Bonne initiative.
Andreas: Je pense aussi ^^ Et entre toi et B...





DRIIIIIIIIING





Je souris ironiquement, j'allais finir par apprécier cette sonnerie :



Moi: Bon, on va en cours ?
Andreas: Je te suis.



On se mit à marcher en papotant, mais je me demandais ce que faisait Bill...




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PDV | Bill





Je répétai encore ce petit texte que j'avais tourné dans ma tête toute la nuit en marchant. * Aly, j'ai réfléchi à ce que tu m'as dit. Je te donne ce que tu voudras de moi, et si ce n'est que de l'amitié, alors je serai le meilleur ami que tu n'auras jamais. Tu m'es trop précieuse pour que je te perde. Alors s'il faut que notre histoire s'arrête pour que tu... *





DRIIIIIIIIING





* Merde ! * Je traversai le parking en courant pour ne pas être en retard. J'arrivai essoufflé devant la salle de cours et entrai juste derrière le dernier élève dans le couloir. Je regardai la classe et vis Aly assise à côté d'Andreas, lui-même à côté de Tom. Ca faisait longtemps que je n'avais plus vu ça. Aly avait sans doute raison, les choses étaient mieux avant. Non, je ne le pensais pas, mais m'efforçais de le prétendre. Je tirai la chaise à côté d'elle :



Moi: Je peux ?
Aly: Bien sur.



Elle me sourit timidement. Je m'assis et sortis mes affaires, me répétant une fois de plus mon rôle mentalement. Je l'appelai, elle tourna la tête vers moi, et là, toutes mes résolutions s'évaporèrent. Je restai là, comme un idiot à la regarder devant ses yeux interrogateurs et toutes ces phrases préparées refusèrent de sortir. Je ne pouvais me résoudre à la considérer comme une amie rien de plus. Son visage se déforma, laissant place à l'incompréhension. Je repris le contrôle de ma voix et me forçai à prononcer ces mots, qu'en cet instant précis, je haïssaient plus que tout :



Moi: D'accord, amis.



Son visage s'éclaira et elle me sourit. Ma gorge se noua et je me concentrai sur le cours qui débutait alors que je sentais que le sourire ne quittait pas ses lèvres.




[...]




Le cours se termina et la pause sonna. Je rangeai mes affaires et me levai. Je ramassai les béquilles d'Aly et les lui tendis. Elle me remercia et se leva à son tour. Nous sortâmes tous les quatre de cours et nous dirigeâmes vers le portail, nous avions tous envie d'une bonne cigarette. Pour ma part, c'était urgent. Nous nous installâmes sur le muret et allumâmes nos cigarettes alors que Sosow' nous rejoingnait. Un léger blanc s'installa, et Aly décida de le briser :



Aly: J'ai eu Marion au téléphone hier, elles vous embrassent tous.
Tom: Comment elle va ?
Aly: Bien, elle vient ce week-end et elle reste une semaine.
Andreas: Ah ben c'est Georg qui doit être happy.
Aly: Je suppose, et puis elle avait envie de voir Didine, ça doit faire deux ans qu'elles ne se sont pas vues.
Tom: Le bonheur, deux ans sans elle !



Tout le monde explosa de rire et Aly lui mit un coup de béquilles dans le genou :



Tom: Non, sans déconner, ta cousine, elle est barge !
Sosow: Carrément, elle fait peur !
Andreas: T'as pas peur qu'elle te tue dans la nuit ?
Moi: J'avoue !
Aly: Abrutis, elle est géniale !



Tout le monde la regarda comme si elle venait d'un autre monde :



Aly: Bon, d'accord, elle est un peu brutale, un peu grande gueule, et j'avoue qu'elle peut faire peur quand elle veut, mais c'est vraiment une fille en or, et quand on la connait, elle ne fait pas de mal à un chaton et elle est très drole.
Andreas: Dans le fond alors !
Tom: Et faut gratter avant d'y arriver !



Ils rirent en se regardant, complices :



Aly: Vous verrez, maintenant que l'ambiance s'est sacrément détendue entre nous, elle va arrêter de jouer les tyrans et vous apprendrez à l'apprécier ^^
Tom: Ca peut se négocier.



Son regard se pervertit et Aly explosa de rire :



Tom: Qu'est-ce qu'il y a ?
Aly: N'y pense même pas, t'as pas l'estomac assez solide pour t'attaquer à un morceau comme elle. Elle ne ferait qu'une bouchée de toi, et tu finirais pas te faire gay, tu ne serais pas le premier !



Tom fit une grimace horrifiée qui nous fit rire :



Tom: J'adore les gays, la preuve, je vis avec Bill...



Un fuck se dessina sur ma main et je le lui adressai :



Tom: ...mais elle n'est pas née celle qui me fera passer du côté obscur !
Aly: Alors n'approche pas ta queue de son cul ou tu le regretteras ^^



On rit une dernière fois quand la sonnerie retentit. Tout le monde se leva, et j'accompagnai Aly à sa salle. On arriva en même temps que sa prof qui me salua et ouvrit la porte :



Moi: Bon, on se voit à midi ? Rendez-vous devant le portail ?
Aly: Ok !



Je lui souris et tournai les talons quand elle me retint par le bras :



Aly: Bill ?
Moi: Oui ?
Aly: Merci.



Elle se pencha et m'embrassa la joue avant de me sourire et d'entrer dans la salle en fermant la porte derrière elle :



Moi: De rien...



Je me dirigeai vers le gymnase où m'attendaient les mecs en me demandant combien de temps je supporterais cette situation...












I hope you enjoyed it !
Leave me some comments !


XoXo.

# Posté le mercredi 08 avril 2009 16:26

Modifié le jeudi 14 mai 2009 13:11

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Je ne vous abandonne pas, mais le chapitre est plus complexe à écrire que ce que j'avais prévu, de plus, je reviens de vacances et je commence le boulot demain, mais je ne vous oublie pas !


# Posté le dimanche 02 août 2009 17:14